Thursday, May 31, 2007

E. Perrot, Sept Chants de Taut, VII


VII
L'Insaisissable

Qui cernera les bornes de cette âme ?
Qui saura de ses mains emprisonner le vent ?
Qui pourra contenir le cours de cette flamme
Et te dicter sa règle, universel Aimant ?

Suivant le bon plaisir de ta jeune Sagesse,
Tu plonges, tu jaillis, clarté tu te fais nuit,
Tu places des fruits lourds aux branches d'allégresse
Ou laisses l'arbre vide en un désert d'ennui.

Mais cessons d'invoquer, car il n'est que présence:
Dans ma secrète main j'ai pris le glaive d'or.
J'ai déchiré le voile et brisé le silence:
Tout bouge, tout vrombit; le dedans est dehors.

Où donc est cet amant ? Où donc est l'âme en quête?
Dissous dans l'air ténu! poudre de diamant!
Le mur qui les créait en suspendant la fête
A croulé, vermoulu: voici l'embrasement!

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